Dossier HACKATHON #4 : On vous parle de hackathons… CercleAPE et Renault

Retours d’expériences…

Pour cette semaine hackathon nous avons décidé avec la Team des Miss de vous faire partager différents retours d’expérience. Tant de notre point de vue de “Miss participantes” avec différentes casquettes, que du point de vue d’autres  participants à des hackathons.

Personnellement j’ai eu l’occasion de participer à deux hackathons. Le premier, celui du CNAM qui était sur le thème “Hacker les process RH”, en tant qu’invitée et “soutien communication” pour relayer les infos et ce qui se passait sur place, le second, celui du Cercle APEApprendre ensemble à l’ère du digital” en tant que membre de l’équipe logistique.
Evidemment ces deux événements ne sont pas spécialement liés, encore que certains points communs sont bien présents.

Retour d’expérience versus participante et témoignage d’une des organisatrices…

Tout d’abord le premier hackathon, celui organisé par Cécile Dejoux au CNAM sur une journée au mois de mars 2017. Le thème était “Hacker les process RH”. Je n’ai pu assister qu’à la fin de la journée et ce que j’ai constaté c’était l’unanimité qui y régnait, tant dans l’enthousiasme que dans la motivation. Le principe du hackathon étant de créer des groupes multidisciplinaires les participants ne se connaissaient pas, mais l’émulsion était telle, qu’on aurait pu imaginer que tous les groupes travaillaient ensemble ou se connaissaient depuis longtemps.

Mon autre participation fut au hackathon du Cercle APE au mois d’octobre 2017. Celui-ci était dans les “règles de l’art”, c’est à dire sur 33h ! Autant vous dire qu’au niveau implication c’était décuplé. Sur celui-ci j’ai eu la chance de faire partie de l’équipe logistique qui est un des groupes qui a fait que l’événement a pu aller au bout du week end. L’équipe était dédiée à la préparation avant et pendant le week end. Nos missions étaient d’aider toutes personnes ayant besoin de quelque chose ! En résumé : installation et préparation des salles, organisation de l’accueil, proposition de collation, aide aux repas, installation des conférences … bref tout ce qui a besoin d’être mis en place pour la bonne marche de l’événement.

Pour vous résumer l’aventure du hackathon du Cercle APE, Dorothée Cavignaux-Bros co-organisatrice de l’événement et membre fondatrice avec Jocelyne Turpin et Denis Cristol de l’association qui a porté l’événement, a bien voulu me raconter l’Histoire (le H majuscule est volontaire du fait de l’ampleur de la tâche).

Cela a commencé très en amont de la date du hackathon. En effet, le cercle APE est avant tout un groupe de personnes issues de la formation (formateurs, ingénieur de formation, acteurs de changement, coachs, consultants). Il a pour but d’apprendre ensemble et cherche à promouvoir de nouvelles pratiques d’apprentissage plus ancrées dans l’expérience des apprenants.

A la fin de la première année du cercle, et suite à l’événement de clôture de la saison 1, il a été décidé de continuer sur cette lancée et de créer un autre événement très différent pour aller “encore plus loin”. Après réflexion commune et échanges partagés avec tous (car il faut préciser que le Cercle APE fonctionne de cette façon, tout le monde est décideur), l’idée d’un hackathon est née.

“Plusieurs idées ont donc été lancées et deux ont été conservées : le Sprint Book ( l’écriture d’un livre à plusieurs et sur 1 week end) et le hackathon.” …“l’idée était de s’ouvrir et d’apprendre à apprendre ensemble… et le format hackathon répondait à notre envie à différents niveaux” c’était en avril 2016 !

« Même si l’idée n’était pas encore complètement construite, elle était là. » Sont venus ensuite d’autres paramètres comme le temps que chacun pouvait y allouer, la thématique … et le nom attribué à l’événement a émergé suite au retour d’un questionnaire envoyé aux membres et participants du Cercle APE.

Comment s’est construit le week-end ? “

Trèeees en amont 🙂 et toujours suite à des réflexions communes. Différents ateliers ont été mis en place pour établir les méthodos, le lieu, comment faire, le timing etc. finalement tout était lié, le timing avec la forme et avec la méthodo !”

Quant au choix des défis, comment cela s’est-il passé ?

“Les choix se sont faits assez vite car ça répondait à des questions réelles qui venaient de personnes ayant vécu des situations et qui voulaient trouver des solutions. Les défis ont été apportés par des entreprises et des partenaires, afin de répondre à des questions concrètes. Mais là encore il a fallu organiser les choses… de plus de 30 défis nous sommes passés à 11 puis 8 le jour J.

Il y a aussi la partie communication qui s’est “imposée” ! Et le site cercleAPE.com est né ! Très important la communication pour faire connaître les équipes, l’événement, sa préparation, et donner envie de participer. « Le fait d’avoir des partenaires nous a aussi conduits à cela. »

« Puis est venue l’idée du design thinking, bref les différents ingrédients se sont rajoutés au fur et à mesure de l’avancée du projet… »

Ce projet a été porté par les uns et les autres  aussi bien par les participants, les entreprises ou les sponsors qui ont même proposé de faire des minis-conférences sur des thèmes concomitants avec les défis.

Et n’oublions pas la facilitation graphique éléments essentiel pour accompagner l’événement, de sa préparation à son déroulement grâce à tous les facilitateurs et facilitatrices du cercle !

A partir du mois de septembre, s’est poursuivi le recrutement de facilitateurs des groupes défis. Cette idée a été nourrie par les expériences de chacun et toujours dans la logique de “l’apprendre ensemble” et des échanges. Ils ont aussi contribué à la co-construction du déroulé de l’événement. Pendant le hackathon le facilitateur était présent pour créer les conditions favorables au travail des groupes et accompagner les défis, déceler les différentes difficultés qui pouvaient se présenter, s’assurer du suivi du déroulé et maintenir le rythme imposé par le hackathon.

Puis naturellement est venu le recrutement de “coachs inter-défis” avec pour mission de créer du lien entre les défis, de la transversalité et de porter un regard extérieur pour les aider à avancer. Était également intégré des coachs “design thinking”afin de guider les groupes sur la méthodologie et la dynamique des groupes

Et enfin de l’équipe logistique …. Cette équipe était dédiée aux participants afin que tout fonctionne au mieux.

« Des ateliers ont été mis en œuvre dès le mois d’avril, pour accompagner les apporteurs de défis, les facilitateurs, les coachs et l’équipe logistique, pour formaliser et co-organiser le tout. »

Au total près de 200 participants sur les deux jours et une organisation saluée par les contributeurs aux différents défis !

Un autre retour d’expérience… d’un point de vue entreprise :

Je vais vous parler maintenant d’un autre hackathon qui a eu lieu également en octobre de cette année et qui était dans un autre style mais avec des objectifs similaires, qui sont le collaboratif, l’interaction, et le partage d’idées. J’ai eu l’occasion d’échanger avec Guy-William Pivot, du Smart EV lab, (laboratoire d’expérimentation et d’innovation au sujet de l’écosystème du Véhicule électrique), qui est à l’initiative de l’événement : le “House of cars, 48 h pour hacker la vie électrique” organisé par le Groupe Renault.

Guy-William, m’explique qu‘il a découvert ce mode d’innovation il y a 2 ans et s’est demandé comment l’appliquer aux enjeux actuels de l’automobile. Le hackathon lui a semblé un moyen efficace d’aborder l’innovation de manière agile, ouverte et centrée sur le client, avec des personnes pas forcément formatées « automobile », et en lien avec d’autres industries (le digital, l’énergie et la domotique).
“Lorsque l’occasion s’est ensuite présentée en juin d’expliquer l’intérêt d’un hackathon au top management, le début du projet a pu être acté. Ce qui, en raison des congés ne nous a laissé que 6 semaines réelles pour organiser l’événement !”

En effet le plus difficile a été de faire comprendre le principe même d’un hackathon car c’était inconnu et donc il a fallu faire de la pédagogie. Une fois que les personnes avaient bien compris le principe, tout le monde a été convaincu, et cela a été beaucoup plus aisé de faire passer les messages aux décideurs comme à tous les acteurs qui nous ont aidé à transformer le Technocentre Renault en “Hacking Space” le temps d’un WE.

Ce hackathon a répondu à 3 objectifs complémentaires :

  • Générer de l’innovation digitale appliquée à l’environnement du véhicule électrique, et contribuer à la croissance d’un écosystèmes d’acteurs.
  • Montrer l’évolution de l’ingénierie, et des métiers associés, dans le but d’attirer et de recruter des talents
  • Communiquer sur les activités d’ingénierie au Technocentre Renault (+ grand centre de R&D d’Europe).

« Ont ainsi participé, des professionnels, des étudiants, des startupers et des freelances, qui étaient de formation développeurs, designers, marketing ou commerciale. » Guy-William me précise que “Cela a permis de faire se rencontrer différents profils de leur faire découvrir l’univers Renault et de les faire concourir autour de projets innovants … Le format hackathon est particulièrement intéressant car c’est un format qui permet de regrouper des personnes qui ont des profils différents, des spécialistes métier, ainsi que des entreprises d’autres domaines, avec unité de lieu et de temps, pendant 48h particulièrement intenses sur les plans humains et techniques.

L’événement a eu lieu avec des partenaires comme des spécialistes en domotique, ou encore un constructeur auto Croate ! ”Ce qui était très intéressant c’était cette transversalité sur les compétences, les profils, les technologies et les industries différentes

D’autres futurs projets sur des formats similaires sont actuellement évoqués au sein du Groupe Renault.

Il est important de souligner que pour ce hackathon, la particularité était que dans un premier temps l’accueil s’est fait dans leur showroom emblématique des Champs Elysées et s’est poursuivi ensuite dans le non moins emblématique Technocentre de Guyancourt, ce qui a été une vrai plus car il s’agit d’un lieu plutôt attractif !

En effet une centaine de personnes venues de l’extérieur et une trentaine du Groupe Renault se sont retrouvées durant le week-end.

“C’est aussi une façon de se s’approprier le lieu, une autre façon de travailler ; c’est un vécu assez fort qui a permis des échanges plus poussés et d’aborder d’autres sujets, ça décloisonne et les barrières tombent, nous avons eu de bons retours sur cet aspect” me dit Guy-William.

D’ailleurs une autre personne ayant participé au titre de jury a eu le même ressenti “Ce que j’ai aimé c’est que dans les groupes il y avait différentes typologies de personnes, d’univers différents, des personnes qui ne se connaissaient pas au départ et qui ont décidé de monter une équipe pour faire émerger des projets et idées, ce qui a permis de belles découvertes et de partages d’idées

Au début plus d’une vingtaines de projets ont été lancés, puis en sont resté une dizaine, et 3 prix ont été décerné plus le coup de coeur “Il a été difficile de départager les projets car ils étaient tous de très bons niveau et avaient tous leur valeur mais sur des créneaux différents (business, usages, vision du futur, applications des technologies par exemple IoT ou Blockchain). On avait envie de tous les retenir pour aller plus loin. Mais il a fallu faire des choix…”

A noter quand même que les participants ont ainsi pu découvrir “ Symbioz” le dernier concept car de Renault : électrique, autonome, et en symbiose avec la maison construite pour l’occasion !

Le moins que l’on puisse dire c’est que ça été porteur à bien des niveaux.

Alors que peut-on dire sur les hackathons ? Quels sont les points commun à ces différentes expériences ? Celles des autres et celles vécues ? Je dirais que ce qui en ressort et qui est très présent est que tout le monde va dans un même sens : celui du collaboratif, de l’envie d’apprendre et de s’apporter les uns les autres. Le fait de partager les idées tout horizon confondus répond à une demande et des attentes. Les différents regards apportent chacun un intérêt et dans un contexte comme un hackathon tout le monde peut s’y exprimer.
 Personnellement ces deux expériences ausi différentes l’une de l’autre m’ont donné envie de participer à un défi de faire émerger des idées, d’écouter et apprendre des autres.

Dès que la Team des Miss participe à un hackathon, on vous fera un petit Rex promis !

Un grand merci à Dorothée et Guy-William qui ont eu la gentillesse de nous faire part de leurs expériences hackathon.

Miss VAE

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